Lundi 9 juillet 2007
Berlin.
Une ville comme un millefeuille, qui se découvre peu à peu, au fil des visites. Il paraît que contrairement à ce que je crois, les gens là bas ne sourient pas 43% de plus en moyenne qu'à Hambourg. Soit.
Mais Berlin et toutes ses strates ne se laisse pas dévoiler facilement, elle résiste, et cela fait son charme. Elle sourie, enfin, les gens qui l'habitent sourient pour elle, mais elle reste triste. Un peu blessée, avec tous ses bâtiments croulants, ses contrastes saisissants, sa musique pointue.
Ce week-end, il a plu. Une pluie de printemps, en retard, insoumise et violente. Comme pour laver les souvenirs. L'accalmie, ensuite, l'a emporté; le soleil a brillé. Le dôme du parlement continue à recevoir son lot de touristes et à laisser le coeur de la démocratie se faire piétiner gratuitement. Peu importe.
Dans les rues que j'aime bien, sous la douce lumière du soleil, il faisait bon être là ce week-end, regarder la vie qui va son cours, les morsures qu'il faudrait oublier, voir les gens vivre autour de soi. Cela m'a fait penser à un mot grec, Eikon, la présence d'une chose absente.
Une chose absente qui me trouble encore, et que je n'oublie pas, mais qui s'effiloche, sans que je sache si c'est mieux ainsi. Berlin, et ses cieux continentaux, les gros nuages lourds au dessus des prairies, les allées larges et rieuses, les devantures, les gens, la nostalgie jusque dans les habits, les contenances.
Berlin un peu plus tolérante, un peu plus festive, un peu plus attirante, où ce n'est pas la peine de trop réfléchir.
Une longue procession vers la démocratie en route depuis presque 20 ans avec au sommet un vide qui laisse voir le ciel, et respirer les odeurs de la terre que la pluie a semées, c'est l'image de Berlin pour ce soir.
Une ville comme un millefeuille, qui se découvre peu à peu, au fil des visites. Il paraît que contrairement à ce que je crois, les gens là bas ne sourient pas 43% de plus en moyenne qu'à Hambourg. Soit.
Mais Berlin et toutes ses strates ne se laisse pas dévoiler facilement, elle résiste, et cela fait son charme. Elle sourie, enfin, les gens qui l'habitent sourient pour elle, mais elle reste triste. Un peu blessée, avec tous ses bâtiments croulants, ses contrastes saisissants, sa musique pointue.
Ce week-end, il a plu. Une pluie de printemps, en retard, insoumise et violente. Comme pour laver les souvenirs. L'accalmie, ensuite, l'a emporté; le soleil a brillé. Le dôme du parlement continue à recevoir son lot de touristes et à laisser le coeur de la démocratie se faire piétiner gratuitement. Peu importe.
Dans les rues que j'aime bien, sous la douce lumière du soleil, il faisait bon être là ce week-end, regarder la vie qui va son cours, les morsures qu'il faudrait oublier, voir les gens vivre autour de soi. Cela m'a fait penser à un mot grec, Eikon, la présence d'une chose absente.
Une chose absente qui me trouble encore, et que je n'oublie pas, mais qui s'effiloche, sans que je sache si c'est mieux ainsi. Berlin, et ses cieux continentaux, les gros nuages lourds au dessus des prairies, les allées larges et rieuses, les devantures, les gens, la nostalgie jusque dans les habits, les contenances.
Berlin un peu plus tolérante, un peu plus festive, un peu plus attirante, où ce n'est pas la peine de trop réfléchir.
Une longue procession vers la démocratie en route depuis presque 20 ans avec au sommet un vide qui laisse voir le ciel, et respirer les odeurs de la terre que la pluie a semées, c'est l'image de Berlin pour ce soir.
par Benoit
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Divers (banal?)
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