Lundi 7 janvier 2008
Dans un monde gris, triste, plein de mirages, il y avait aussi un perroquet, une orchidée, et un panier.
Gris parce que les couleurs s'étaient réfugiées dans une voiture rouge, quelque part en Autriche.
Triste, parce que la neige avait laissé la place à la pluie.
Plein de mirages, parce qu'on ne pouvait pas échapper à qui on était vraiment, même avec la nouvelle année, les compteurs mis à zéro.
Un perroquet, car le téléphone refusait de s'allumer.
Une orchidée, un peu d'espoir;
Un panier, pour éloigner les vampires.
Le perroquet trône sur un pôt de miel.
L'orchidée est dans un bac de terre qui rappelle vaguement la campagne.
Le panier est accroché à un clou.
C'est le matin, un parmi d'autres; immuable, tranquille.
Pas de couleurs criardes, la bouilloire, bien sûr.
Pas envie de faire de ces objets pourtant inspirants une histoire.
Alors ils resteront ce qu'ils sont, des objets, en fleur, en bois, en jonc tressé. Des objets qui nous accompagnent, qui nous parlent, qui se trouvent là par hasard, et dans lesquels, comme l'ordinateur, les gadgets, les images, les écrans, on peut rester parfois un peu prisonnier, même si ce n'est pas pareil.
Je me fais tout petit et les laisse parler entre eux. Quelle histoire racontent-ils?
par Benoit
publié dans :
Poèmes
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