Lundi 25 juin 2007
[Descriptif]
La voix du spectre résonne dans l'espace. Elle attire à elle des milliers de corps.
[Partie technique]
La technique me fait sourire, à vrai dire, je l'appellerai litanie convergente, beaucoup de musiciens jouent des airs répétitifs et non concordants pour, peu à peu, arriver à l'unisson. C'est très chouette! A cela s'ajoute plusieurs lignes de basse, dont certaines avec des instruments sans doute traditionnels, qui permettent de dissocier le rythme de fond, et enfin une chanteuse rouge du plus bel effet.
[Ressenti]
La voix du spectre condense l'énergie et se fait lumière. Les ténèbres hésitantes lui fraient à grand peine un passage, mais la voix, repoussée par la résistance de l'air, se fait dôme d'énergie et puise en elle les ressources pour exploser et briller enfin, dans un vacarme longtemps attendu.
Face à cette voix, la masse des corps rassemblés frémit, elle attend un signe pour enfler, elle murmure et s'étire, aux aguets. La masse des corps rassemblés bouge, elle se fait aussi plus compacte, presque minérale. La pluie la polit quand la boue l'encercle, des yeux, parfois, se tournent vers le ciel, dans l'attente de l'explosion de la voix, ou par naïveté et fatigue, ce n'est pas clair.
Au dessus de la foule, un oeil articulé scrute les corps et les expressions, plane guidé par son maître le long des corps qui dansent, fixe des détails, rappelle à la foule qu'elle est foule. Le serpent articulé tourne en rond comme les litanies, mais son mouvement mécanique est invariant. La grâce habite son maître, dont les mouvements lents suivent la basse qui joue derrière la voix du spectre dans l'obscurité qui lutte avec la voix.
Le ciel demeure silencieux; les nuages passent, et l'horizon au dessus des têtes que regardent des visages, majestueux, laisse traîner de fins nuages qui rasent l'espace et délaissent la voix, car ils doivent se hâter, lourds de pluie, vers des cieux plus gorgés de soleil.
Enfin, la chanteuse rouge semble l'âme temporaire du spectre, comme une flamme vacillante elle jette sa mélopée puis se tait, rentre en elle et joue de la basse antique son air qui nous envoûte, nous la masse des corps encerclés par la voix du spectre de la basse de la chanteuse rouge en Allemagne près de la scène où le concert s'achève, enfin.
La voix du spectre résonne dans l'espace. Elle attire à elle des milliers de corps.
[Partie technique]
La technique me fait sourire, à vrai dire, je l'appellerai litanie convergente, beaucoup de musiciens jouent des airs répétitifs et non concordants pour, peu à peu, arriver à l'unisson. C'est très chouette! A cela s'ajoute plusieurs lignes de basse, dont certaines avec des instruments sans doute traditionnels, qui permettent de dissocier le rythme de fond, et enfin une chanteuse rouge du plus bel effet.
[Ressenti]
La voix du spectre condense l'énergie et se fait lumière. Les ténèbres hésitantes lui fraient à grand peine un passage, mais la voix, repoussée par la résistance de l'air, se fait dôme d'énergie et puise en elle les ressources pour exploser et briller enfin, dans un vacarme longtemps attendu.
Face à cette voix, la masse des corps rassemblés frémit, elle attend un signe pour enfler, elle murmure et s'étire, aux aguets. La masse des corps rassemblés bouge, elle se fait aussi plus compacte, presque minérale. La pluie la polit quand la boue l'encercle, des yeux, parfois, se tournent vers le ciel, dans l'attente de l'explosion de la voix, ou par naïveté et fatigue, ce n'est pas clair.
Au dessus de la foule, un oeil articulé scrute les corps et les expressions, plane guidé par son maître le long des corps qui dansent, fixe des détails, rappelle à la foule qu'elle est foule. Le serpent articulé tourne en rond comme les litanies, mais son mouvement mécanique est invariant. La grâce habite son maître, dont les mouvements lents suivent la basse qui joue derrière la voix du spectre dans l'obscurité qui lutte avec la voix.
Le ciel demeure silencieux; les nuages passent, et l'horizon au dessus des têtes que regardent des visages, majestueux, laisse traîner de fins nuages qui rasent l'espace et délaissent la voix, car ils doivent se hâter, lourds de pluie, vers des cieux plus gorgés de soleil.
Enfin, la chanteuse rouge semble l'âme temporaire du spectre, comme une flamme vacillante elle jette sa mélopée puis se tait, rentre en elle et joue de la basse antique son air qui nous envoûte, nous la masse des corps encerclés par la voix du spectre de la basse de la chanteuse rouge en Allemagne près de la scène où le concert s'achève, enfin.
par Benoit
publié dans :
Poèmes
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