Mardi 25 septembre 2007

La pluie,
quelques notes de musique,
m'enchantent.
Au loin, le silence rôde.
Je suis amoureux,
mais de qui?
Les clônes. Je lance mes clônes de par le monde pour qu'ils puissent m'informer; ils parcourent, questionnent, où ils peuvent; ils font les pitres.
Les clônes font les pitres, des clowns rient, il pleut, toujours.
Les clônes prennent leur rôle à coeur, ils apprennent même parfois d'autres langues, d'autres cultures; ils demandent: Die Liebe? Des chansons leur répondent: "Das ist was das ist, sagt die Liebe". Ils sont contents, m'apportent la réponse.
Et je m'interroge. Die Liebe? L'amour? Est-ce une clône? Elle aussi? Ah, je ne sais pas, tout à l'air si semblable. Dehors, l'air est frais. Y a-t-il un amour d'automne? Odeur de feuilles mortes tout juste, embrasement de couleurs désespérant, dramatique; je referme la fenêtre.
D'autres clônes me parlent de sable, ils disent avoir vu le sable fondre, faire des montagnes, des montagnes se sont formées lentement, en se tournant sur elles-mêmes, automatiquement. Des montagnes de sable pour des amours vallonnés (vallonnées, dit un autre clône), et pourquoi pas; je regarde le clône, rêveur.
Marchand de sable!
Non, non, ce n'est pas ça. des clônes, des clônes, il en faut toujours plus, à droite et à gauche, pour savoir. Mais la mémoire se trompe elle aussi; elle n'aime pas les clônes, elle les confond, elle croit toujours voir le même, celui qu'elle préfère: qui lui raconte n'importe quoi, toujours la tête en l'air, comme une très vieille femme la mémoire dit toujours ma vérité; elle radote, mais qu'elle est douce à mes oreilles, la mémoire, mes oreilles, une vieille femme, bientôt l'hiver.
La femme qui danse! La femme qui danse! Certains clônes sont enthousiastes, mais peu précis. Ils me font sourire, ceux-là, je les vois peu, on dirait des petits lutins malins, leurs yeux brillent.
Qu'y a-t-il dans les petits yeux qui brillent des lutins malins?
Déjà, d'autres clônes viennent à moi, ils ne sont pas les miens, ils m'ont été envoyés. Je leur réponds, parfois. Clône, d'où viens tu?
Mais...ils ne savent pas, ils ne se souviennent plus. A la place, ils sont curieux, et posent des tas de questions, dans toutes les langues, très vite, affairés, ils notent mes réponses. Ni merci ni pourquoi, les voilà déjà repartis!
Clône, où vas tu?
Et je me dis, le soir, en allant me coucher, que peut-être, derrière les clônes...
quelques notes de musique,
m'enchantent.
Au loin, le silence rôde.
Je suis amoureux,
mais de qui?
Les clônes. Je lance mes clônes de par le monde pour qu'ils puissent m'informer; ils parcourent, questionnent, où ils peuvent; ils font les pitres.
Les clônes font les pitres, des clowns rient, il pleut, toujours.
Les clônes prennent leur rôle à coeur, ils apprennent même parfois d'autres langues, d'autres cultures; ils demandent: Die Liebe? Des chansons leur répondent: "Das ist was das ist, sagt die Liebe". Ils sont contents, m'apportent la réponse.
Et je m'interroge. Die Liebe? L'amour? Est-ce une clône? Elle aussi? Ah, je ne sais pas, tout à l'air si semblable. Dehors, l'air est frais. Y a-t-il un amour d'automne? Odeur de feuilles mortes tout juste, embrasement de couleurs désespérant, dramatique; je referme la fenêtre.
D'autres clônes me parlent de sable, ils disent avoir vu le sable fondre, faire des montagnes, des montagnes se sont formées lentement, en se tournant sur elles-mêmes, automatiquement. Des montagnes de sable pour des amours vallonnés (vallonnées, dit un autre clône), et pourquoi pas; je regarde le clône, rêveur.
Marchand de sable!
Non, non, ce n'est pas ça. des clônes, des clônes, il en faut toujours plus, à droite et à gauche, pour savoir. Mais la mémoire se trompe elle aussi; elle n'aime pas les clônes, elle les confond, elle croit toujours voir le même, celui qu'elle préfère: qui lui raconte n'importe quoi, toujours la tête en l'air, comme une très vieille femme la mémoire dit toujours ma vérité; elle radote, mais qu'elle est douce à mes oreilles, la mémoire, mes oreilles, une vieille femme, bientôt l'hiver.
La femme qui danse! La femme qui danse! Certains clônes sont enthousiastes, mais peu précis. Ils me font sourire, ceux-là, je les vois peu, on dirait des petits lutins malins, leurs yeux brillent.
Qu'y a-t-il dans les petits yeux qui brillent des lutins malins?
Déjà, d'autres clônes viennent à moi, ils ne sont pas les miens, ils m'ont été envoyés. Je leur réponds, parfois. Clône, d'où viens tu?
Mais...ils ne savent pas, ils ne se souviennent plus. A la place, ils sont curieux, et posent des tas de questions, dans toutes les langues, très vite, affairés, ils notent mes réponses. Ni merci ni pourquoi, les voilà déjà repartis!
Clône, où vas tu?
Et je me dis, le soir, en allant me coucher, que peut-être, derrière les clônes...
par Benoit
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