Jeudi 19 juillet 2007
Un jour de juillet, un bureau, en Allemagne, à Hambourg.
Le silence règne. un silence d'été, bercé par le bruit des voitures.
Pourquoi les mots s'enchaînent-ils tous invariablement? Le silence règne, il est bercé...clichés! Je recommence.
Un jour de juillet, un bureau, en Allemagne, à Hambourg.
Les cloches qui sonnent midi me rappellent qu'avant, tout était silencieux. Rien ne se porte à mon attention, le monde semble calme. Seul le balancement des arbres sous la brise de juillet est sensible. Ils sont d'un vert tendre, choquant, qui fait penser aux journées interminables de pluie endurées en silence. Un vert qui me nargue, qui me rappelle l'hiver, les temps plus difficiles.
Allez, encore une variation litanesque...
Un jour de juillet, un bureau, en Allemagne, à Hambourg.
Que se passe-t-il quand il ne se passe rien?Le temps tout entier semble suspendu, Le temps n'a plus cours, car les instants qui le composent deviennent indissociables, le temps
se fait pierre, et sur cette pierre. Pierre, pierre, pierre. La lenteur du paysage me fait buter sur les mots, sur les pensées. Pas de but, rien ne se passe. je
distingue aussi maintenant le bruit de l'ordinateur qui tourne, lui aussi a chaud. Je scrute les objets immobiles, j'ai
l'impression d'être le seul en mouvement dans un univers qui se serait soudain mis en v immobilisé soudain. Ma sacoche ouverte, des factures qui traînent, ESSO, Total, des
post-it partout, des manuels de chirurgie, des verres et des bouteilles vides, deux agendas, des ciseaux, du matériel de bureau en général, deux paquets de chewing gum, quelques cartes de visite
en bataille, des feuilles éparpillées, des dossiers ouverts. Tout ca alors que je ne fais rien...une bonne occasion de m'observer moi-même à ce poste où normalement je travaille.
Bon, une idée apparaît difficilement
La sensation d'activité au travail naît-elle de ce simple enchevêtrement?Si je regarde objectivement, depuis quelques temps je ne fais plus grand chose ici, ce n'est plus la peine, mais
j'ai toujours l'impression de travailler beaucoup. Toutes les petites traces déposées au fil des chaque jour en continu, la répétition, le manque de visibilité quant aux
retombées du travail, tout concourt à cet endormissement de début d'été.
Et tout le monde s'en fiche!

J'ajoute une photo qui n'a rien à voir, et voilà, cet article illustre une idée que j'ai eue cet après midi:
on peut se laisser piéger par les mots. Ils interfèrent en permanence avec nos idées. Je n'ai fait que suivre mes mots depuis le haut de la page, et j'atterris ici en vertu du plus grand des hasards, et ce n'est pas très intéressant. Mais même quand on a "vraiment" une idée, les mots s'en emparent et la mettent à mal, ils veulent parfois la mal exprimer, ou tout simplement l'évacuer. Bref, il ne faut pas les surestimer!
Le silence règne. un silence d'été, bercé par le bruit des voitures.
Pourquoi les mots s'enchaînent-ils tous invariablement? Le silence règne, il est bercé...clichés! Je recommence.
Un jour de juillet, un bureau, en Allemagne, à Hambourg.
Les cloches qui sonnent midi me rappellent qu'avant, tout était silencieux. Rien ne se porte à mon attention, le monde semble calme. Seul le balancement des arbres sous la brise de juillet est sensible. Ils sont d'un vert tendre, choquant, qui fait penser aux journées interminables de pluie endurées en silence. Un vert qui me nargue, qui me rappelle l'hiver, les temps plus difficiles.
Allez, encore une variation litanesque...
Un jour de juillet, un bureau, en Allemagne, à Hambourg.
Que se passe-t-il quand il ne se passe rien?
Bon, une idée apparaît difficilement
La sensation d'activité au travail naît-elle de ce simple enchevêtrement?
Et tout le monde s'en fiche!
J'ajoute une photo qui n'a rien à voir, et voilà, cet article illustre une idée que j'ai eue cet après midi:
on peut se laisser piéger par les mots. Ils interfèrent en permanence avec nos idées. Je n'ai fait que suivre mes mots depuis le haut de la page, et j'atterris ici en vertu du plus grand des hasards, et ce n'est pas très intéressant. Mais même quand on a "vraiment" une idée, les mots s'en emparent et la mettent à mal, ils veulent parfois la mal exprimer, ou tout simplement l'évacuer. Bref, il ne faut pas les surestimer!
par Benoit
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