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LITANIES

LITANIES, LE SITE QUI DIT TOUJOURS LA MÊME CHOSE:
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DES VOYAGES, DES IMAGES ETRANGES, INSOLITES, ETC.

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Petite precision: les articles ne parlent pas vraiment de moi, il y a une part importante de fiction dedans, merci donc de ne pas tirer de conclusion hative me concernant a leur lecture!

Les photos seront désormais disponibles (et téléchargeables) sur ma page FLICKR, et meme d'autres photos.


Vendredi 18 janvier 2008

IMGP3014.JPG
Dans la douleur, mon corps se souvient
Oui, c’est comme l’amour
Longtemps après encore je sens ton corps
Un drame mineur, mais sans fin
Ce soir, j’ai envie de fumer
De laisser partir en fumée la douleur
Mon corps se souvient
Encore, il y a longtemps, encore
Ton parfum, la cigarette
Tout se mélange
En volutes.

La cigarette qui enfume les rêves
J’aimerais la voir se consumer,
Puis,
Vers la fin, lentement la retourner
La braise vers moi, vers ma peau
Trouer mon enveloppe
Percer les rêves avec la braise rouge.

D’un geste désinvolte embraser un carré de peau
Profondément, jusqu’au mal
Peut-être pour faire resurgir ton souvenir
Toi qui ne me manque même plus

Cigarette, volute, fumée
Caché à la vue des autres, malheureux sans raison
Seul, libre. Qu’importe!

Le malheur donne la désinvolture
Détache du monde
Et les cigarettes traînent dans la nuit leur braise rouge
Tracent de longues routes sanglantes;
La suie si pesante embrasée tout à coup.

Je veux croire que moi aussi, comme les mégots
Dans la nuit, un jour,
Je brûlerai comme le goudron, comme la route
Image de la liberté, la nuit,

Je t’offrirais bien ce poème
En guise d’apaisement
Tout a brûlé
Mon corps la fatigue le temps
Mon désir ton souvenir
par Benoit publié dans : Poèmes ajouter un commentaire
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Vendredi 11 janvier 2008
R--ve.JPG

La fatigue ralentit les sensations comme la neige tombe plus lentement que la pluie.

De retour d’un long tunnel d’absence de sommeil, de conscience chauffée à blanc, de sensations profondément ressenties, j’étais dans une pièce, et fatigué, je comprenais mal ce qui se passait autour de moi. Mon propre poids pesait plus que les paroles légères et acérées des participants, j’avais l’esprit lourd, fluide comme une pâte remuée difficilement, mais onctueuse, parfumée de souvenirs pas encore éclaircis.

Mes yeux pochés me protégeaient encore du monde, je pouvais rêver en paix, un instant encore, avant de devoir à nouveau me confronter à la réalité. Devant mes yeux passait la neige qui tombe lentement sans bruit, et je voyais vaguement que les flocons, blancs, indéfinis, remplaçaient peu à peu la réalité pour mon esprit paresseux.
Les flacons passaient devant le monde, mais peu à peu, un basculement, invisible changeait le monde en flocons et les flocons en monde, sans raison, et malgré mon opposition muette.

Un cauchemar terrible; le monde se mettait à tomber en flocon sur un fond vide, des images ininterrompues sur lesquelles l’esprit n’accroche pas, et qu’on voit gaiement sans y réfléchir. Le monde neigeait sur mes vêtements, sur mon visage, dans mes mains, le monde partout, se collait à moi, hérissait froidement ma peau trop vivante.

Je ne cherchais pas à me défendre. Cette intrusion, je l’acceptais pour bienfaisante. Seulement, elle m’empêchait d’exister clairement, elle me plongeait dans un paradoxe étonnant. Le contact direct du monde m’ouvrait les horizons, me rendait pareil aux images qu’il me montrait, mais m’éloignait de moi. J’étais tout, je n’étais pas moi, peut-être, me demandais-je, est-ce sans importance d’être soi, si on peut être autre chose?

L’espace de ma conscience, au lieu d’être rempli de mes pensées, l’était d’autre chose, des images, des sensations, des théories étranges et baroques, qui finalement n’étaient pas plus désagréables que moi-même. En l’absence de moi pour les réguler, les flocons de monde se promenaient tranquillement; tous mes sens étaient tranquilles.
par Benoit publié dans : Poèmes ajouter un commentaire
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