Mardi 16 octobre 2007
Dans la ville bleue,
un fantôme passe
-à peu près- puis disparaît.
Mais le fantôme, on le remarque, est fatigué (le décalage horaire, sans doute, car c'est long, de revenir du Royaume d'Hadès).
Les lumières de la ville, elles aussi, sont fatiguées. Elle tombent par la fenêtre, dans l'air humide, en bas des tours gigantesques où le capitaine Olive a trouvé refuge. Le sol, par là bas, est très encombré.
Autrement dit, les sons et les parfums tournent dans l'air du soir. Ah, zut, quelqu'un a déjà écrit ça.
Le fantôme est souvent sollicité: "t'es là pour combien de temps?".
Mélancolique, il évoque ses trois jours de liberté dans l'univers des yeux plissés...et ça le fait bien rire. Par ailleurs, les lumières de la ville sont traîtres, et les capitaines au long cours flanchent parfois, ils se font saké.
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par Benoit
publié dans :
Divers (banal?)
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Tout à l'heure,
lors d'un trajet on ne peut plus inutile de 500 km (Bonjour, je viens voir le docteur XYZ; ah il vient de partir, désolé; ah bon, merci, au revoir; le tout en allemand, bien sûr) je me demandais
si, en définitive, les écrivains n'allaient pas disparaître par épuisement.
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