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Petite precision: les articles ne parlent pas vraiment de moi, il y a une part importante de fiction dedans, merci donc de ne pas tirer de conclusion hative me concernant a leur lecture!

Les photos seront désormais disponibles (et téléchargeables) sur ma page FLICKR, et meme d'autres photos.


Samedi 14 juillet 2007
The-Cafe-Terrace-on-the-Place-du-Forum-Arles-at-Night.jpg

[Exceptionnellement je mets une image qui n'est pas de moi, mais sinon on ne comprend rien au texte, et je n'ai pas de photo pertinente sur ce sujet]

Sur la place, la lumière commence d'apparaître, des guirlandes et des lampadaires perdus dans le feuillage, en douceur, constellent la chaleur qui tombe peu à peu. Les mouches de la nuit.
La lumière qui tombe peu à peu lutte encore contre l'artificielle; la lumière du jour qui tombe peu à peu baigne les objets alentours d'une bonté venue du ciel, lampadaires et lumignons n'éclairent qu'eux.
Dans les vases, les fleurs gorgées de chaleur s'affaissent, opulentes de parfum. Dans les vases, les fleurs gorgées de chaleur exhalent leurs parfums, fourbues, elles inclinent leur opulence parfumée; la brise venue de la mer pénètre leur coeur en silence.

Le bois qui les entoure rassure les convives attardés. Des rambardes minérales prolongent des troncs tortueux.

Le café règne dans une épaisseur de fin de printemps; par la brise venue de la mer, la chaleur se fait douce. L'air est encore, malgré l'heure avancée, clair. Le Nord seul saît produire ces crépuscules en forme de suspension. Chacun, discrètement, retient un fragment de  sa pensée pour la nuit qui n'en finit pas d'arriver. Les lourdes odeurs persistent dans l'atmosphère bien après la tombée du soleil. Ce sont les fantômes du jour, et leurs cadavres brûlent dans l'air, rappelent les uns à leurs succès, les autres aux épreuves qu'ils viennent fuir.

Il me semble que tous attendent la nuit, le repos du jour, l'oubli sans heurt de la façade qui nous habille sous la lumière. Les gestes, dans l'obscurité, commencent à s'affranchir, les corps se rapprochent, éventuellement. La nuit, peut-être, le mouvement se fait plus visible, car les masses, les surfaces, disparaissent (n'étant plus absorbées).

Des sourires surpris, entre les plantes, sous le bois noir (le bois noir boit  les déboires), le local hésite entre son espace limité, sombre, abrité, et la place où il s'étend sous les arbres, autour des lumières. La première bougie répand d'invisibles vapeurs sour l'assiette où reste, négligé, un piment vert acide et épicé.

Pendant ce temps, je pense:
Qui offre toute son âme sur son visage sans rien conserver en échange qui dit tout et demande du temps.
par Benoit publié dans : Poèmes ajouter un commentaire
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Jeudi 12 juillet 2007
Enns.JPG

Dans les églises règne le silence. Dans le silence la lumière.  Et dans la lumière, la présence de Dieu? En tout cas, quelques questions que je me posais au déjeuner, sous la pluie qui obstruait la lumière.

Faut-il aimer Dieu pour lui ou pour ses oeuvres? C'est une question à mettre en rapport avec le commentaire de Kobra dans un article précédent. A cause des images.
Si on aime Dieu pour ses oeuvres, on peut chercher à les comprendre, on accepte la réalité, et on retranche Dieu du monde: il devient une sorte de créateur plus ou moins humain. Mais le risque qu'il n'existe pas reste présent, car les choses peuvent s'être créées elles mêmes, après tout. Je n'aime pas trop cette image, car c'est celle du Dieu barbu chrétien de notre jeunesse...
Ou alors on aime Dieu pour lui, et la perspective change un peu, dans ce cas. Déjà peu importe qui est Dieu, puisque comme principe de toutes choses, tout est Dieu. Mais alors c'est l'action créatrice qui devient "belle" ou image de la puissance de Dieu, en tant que Dieu préside au développement de tout ce qui n'existe pas. Mais dans ce cas, la présence divine est dans le mouvement et pas dans la chose, d'où une importance relativement plus grande de l'image, qui témoigne du mouvement et n'est pas là pour elle même.

Je dirqis donc que c'est joli d'aimer Dieu pour lui et non pour sa création, ce qui revient  en somme à apprécier les possibilités d'existence réalisées plus que les choses elles mêmes.
par Benoit publié dans : Images vers texte ajouter un commentaire
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