Vendredi 4 janvier 2008

Parfois, on doute. C'est vrai. Ça arrive. Mais aussi, il arrive qu'on veuille croire à ses doutes, ou qu'on s'y enferme.
Eh bien, il y a de l'espoir: un jour, aussi, on dégaine, une fois de plus les vieilles rengaines, les vieilles alternatives, tout ce qu'on se demande en permanence depuis longtemps, et...ça ne marche plus!
Les réponses viennent toutes seuls, les problèmes semblent fades, dépassés, bref, rien ne va plus et tout va mieux...en attendant la suite, bien sûr!
Il n'y a plus qu'à aller de l'avant...ou alors à se consacrer aux nouveaux doutes qui sont apparus entre temps (les doutes ne restent pas inactifs, pendant qu'on lutte d'autres arrivent en douce).
Plus général, en guise de conclusion: de quoi peut-on douter?
-De soi (tous les problèmes de capacité et d'existence, i.e. de développement)
-De ce qui n'est pas soi (transmission défectueuse, parole mise en doute, mensonge, volonté, imagination sont autant de biais).
Alors, pourquoi doute-t-on?
Je doute de trouver une réponse, mais au-delà de cette conclusion facile, le doute semble être un outil d'adaptation de la pensée à ses environs, ce qui à coup sûr est un point positif, et de temps en temps un doute particulièrement subtil s'insinue et reste dans les références solides de chacun, et c'est encore bien. Un doute qui nous montre nos limites, un doute qui par exemple nous permet de prendre de l'étendue: si je crois toujours être le plus doué, ou dans la véracité de mes principes, je n'en connaîtrai jamais de nouveaux! Accepter ça, c'est déjà faire ses valises :)
par Benoit
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