Lundi 30 juin 2008

On dirait que c'est la fête, et qu'il y a plein de couleurs; on dirait que la vie est belle.
Mais comme le mur est blanc, et avide, il a bu toutes les couleurs, et c'était bon, et tout a disparu.
Alors le mur blanc, généreux, s'est endormi, et dans son rêve en noir et blanc il nous montre ce qui n'existe plus, le verre et la bouteille, puis pour faire un peu plus champêtre il rajoute une petite déco sur le côté, parce que ça le fait...
L'apareil s'y est trompé, mais pas moi, qui voyait bien que le mur blanc était un mur blanc. Un instant, ça m'a fait réfléchir: finalement, ce n'est pas très différent de ce qui se passe dans le monde de l'entreprise, on prend un objet, on le rend atractif (par exemple, on tranforme un disque dur en ipod, et on rend captif l'usager émerveillé par un bon vieux système propriétaire de derrière les fagots=itunes, et hop, le tour est joué) puis on fait oublier que c'est un objet. Hop hop, toujours plus aveugles, les clients!
Mythe de la caverne alors, si je considère la vulgaire bouteille d'huile et le verre pas propre qui se trouvaient derrière moi.
Mais reprenons la fête, buvons et vive les cotillons.
De toute manière cette image n'existe pas. Un peu comme une fête, qui si on la regarde attentivement, n'a pas trop d'intérêt, et qui pourtant vit par les projections qu'on met en elle. La caverne au coeur des désirs donc, en noir et blanc ou pas, au détour d'un chemin, d'une rencontre, d'une conversation, et même pourquoi pas d'une image débile issue d'un mur blanc repu.
Et un article de plus dans l'escarcelle, un!
par Benoit
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