Dimanche 3 juin 2007

Un expatrié, parfois, est un bon pigeon. D'abord, pour peu que les locaux accélèrent un peu leur débit, on ne comprend plus rien à ce qu'ils racontent. Pratique pour raconter des conneries sur
notre dos, ou pour devenir totalement parano.
Parfois c'est mignon, la dernière fois j'étais logé dans une pension vieillotte mais amusante à la mer, et la vieille dame qui tenait l'ensemble chuchotait à tous les gens qui passaient par là: "ya un français chez moi..." avec un petit air entendu. C'est qu'elle était fière de son petit français, pour sûr. Même si elle trouvait ça étrange que je prenne mon petit déjeuner debout! J'ai bien rigolé.
Il y a aussi toujours quelqu'un pour essayer de vous faire croire la dernière blague du moment, activité que moi-même je ne rechignais pas à faire à Paris: faire prendre la porte du Faubourg St Antoine pour l'Arc de Triomphe, etc.
Donc, que les allemands se "vengent" avec moi, c'est de bonne guerre! Il m'explique des théories d'oeufs qui viennent de Chine, de charte de la ville qui aurait été volée, de jours fériés que tout le monde n'a pas le droit de prendre (enfin, ça, ça me rappelle la France), ils me parlent de faux thé, d'allemands du nord qui ne sont pas blonds du tout, d'Ossis qui sont devenus un peuple différent parce qu'ils ne savent pas bien consommer-ni produire; etc etc.
Bref, on s'amuse, et une de mes activités ici, c'est de démêler le vrai du faux. A ce petit jeu, je fais des progrès, et la dernière fois j'ai réussi à ne pas croire le chauffeur de taxi qui m'expiquait que sa vieille mercedes avait déjà 1,2 millions de km. Balèze.
Donc, les pigeons voyageurs se tiennent sur le départ, ils sont aux aguets, et crédules, aussi. Je me demandent bien quel message ils vont transporter.
Parfois c'est mignon, la dernière fois j'étais logé dans une pension vieillotte mais amusante à la mer, et la vieille dame qui tenait l'ensemble chuchotait à tous les gens qui passaient par là: "ya un français chez moi..." avec un petit air entendu. C'est qu'elle était fière de son petit français, pour sûr. Même si elle trouvait ça étrange que je prenne mon petit déjeuner debout! J'ai bien rigolé.
Il y a aussi toujours quelqu'un pour essayer de vous faire croire la dernière blague du moment, activité que moi-même je ne rechignais pas à faire à Paris: faire prendre la porte du Faubourg St Antoine pour l'Arc de Triomphe, etc.
Donc, que les allemands se "vengent" avec moi, c'est de bonne guerre! Il m'explique des théories d'oeufs qui viennent de Chine, de charte de la ville qui aurait été volée, de jours fériés que tout le monde n'a pas le droit de prendre (enfin, ça, ça me rappelle la France), ils me parlent de faux thé, d'allemands du nord qui ne sont pas blonds du tout, d'Ossis qui sont devenus un peuple différent parce qu'ils ne savent pas bien consommer-ni produire; etc etc.
Bref, on s'amuse, et une de mes activités ici, c'est de démêler le vrai du faux. A ce petit jeu, je fais des progrès, et la dernière fois j'ai réussi à ne pas croire le chauffeur de taxi qui m'expiquait que sa vieille mercedes avait déjà 1,2 millions de km. Balèze.
Donc, les pigeons voyageurs se tiennent sur le départ, ils sont aux aguets, et crédules, aussi. Je me demandent bien quel message ils vont transporter.
par Benoit
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Divers (banal?)
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