Pâques, Dieu qui ressuscite et les hommes qui prennent en otage des croix abandonnées. Dans une ville du nord de l'Allemagne, de petits bonshommes en collerette font des sermons dans des églises
baroques, et les cantates de Bach apportent un peu de joie dans cet univers sombre et rude des marins apaisés arrêtés au port happés par la religion, fascinés par la magnificence retenue de
l'office.
Hambourg, ville d'abnégation, de richesse héréditaire, qui contemple dans la peine du matin Berlin la frivole et sans un mot charge et décharge ses containers géants aux noms mystérieux, Casco,
Hamburg Süd, Ten, entourés d'abeilles et majestueux sous le recueillement de Pâques, alors que les lumières du quartier rouge aux feux affaiblis affûtent leurs artifices pour la nuit, préparent
leur filets de péchés où les marins pêcheurs pêchent en compagnie de tout l'ennui de la ville. Et les photos fusent.
Et la cathédrale s'affiche en lettres de plaisir au pied de St Pauli l'orgueilleuse, et le marché bat son plein, et chacun; à sa place, pour l'éternité des éternités.
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