Le Vatican a décidé de réhabiliter les enfants errants dans les ténèbres de l'enfer, aujourd'hui.
Le
lien.
Mais que va-t-il advenir de tous les oubliés du Paradis et de l'enfer, qui n'ont pas même pu porter le nom des fleurs du Mal, tous ces petits corps en lutte pour la vie, fragiles, apeurés?
Sauront-ils s'adapter au paradis? Je leur souhaite.
Un combat semble gagné pour eux, celui de l'éternité, et déjà à l'autre bout de l'humanité ils veulent prendre une revanche sur les mères qui ne veulent pas d'eux, car si j'en crois encore
l'
actualité récente, les Etats-Unis sont en passe de remettre en cause le droit à l'avortement chez eux, au
nom de la vie des enfants, et dans un certain cas d'interruption de grossesse (foetus extrait du corps de la mère après trois mois), la cour suprême a déjà rendu illégale une telle opération.
La lutte se durcit, donc, à la frontière de la vie et de la mort. Les petites âmes crient en silence l'envie de vivre, au bord des ténèbres, la nuit sous les étoiles, ils crient les conséquences
de l'Amour imprudent, la malnutrition et la famine, que nous oublions insoucieusement, dans notre monde coloré et tourné vers l'avenir.
Peut-être faut-il à cette occasion faire preuve d'un peu d'humilité, penser quelques instants à tous les non-nés de la terre qui attendent leur heure en silence, en rêvant à des lendemains
d'existence, autour du monde. Penser à toutes les idées à venir, toutes les guerres de nos futurs enfants, tous leurs espoirs et leurs peines, que nous comprendrons en partie, et qui nous
dépasseront aussi, des générations qui continueront à déferler pour un temps donné, avant de s'éteindre, elles aussi, après avoir brillé un temps.
La lutte pour la vie est parfois imperceptible, amère conclusion un peu hors de propos d'une journée pourtant ensoleillée.
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