Par définition, le quotidien est banal. On s'y ennuie. Tout se ressemble. On a des rêves, mais ils sont difficiles à réaliser.
Alors, parfois, il arrive de s'éprendre d'autre chose. D'avoir envie de partir loin, de rencontrer l'inconnu, de se promener dans le monde, de se réaliser plutôt que de subir la loi du travail,
sans réfléchir. Des jours où on se rappelle les signaux, avant, qui vous ont montré qu'un autre monde était possible. Un monde pas forcément mieux, mais où tout le monde existe, où on peut
échanger. Où les idée vivent en liberté.
Voilà une idée bien vague, elle a le mérite de s'appliquer plus ou moins à chacun. Nous avons, j'espère, tous des rêves. Mais pourquoi en réalisons nous si peu? Ce soir, je vois certains
écueils:
-le manque d'expérience, car si on n'a pas la chance de voir des choses extraordinaires, il arrive souvent qu'on n'y croie pas, d'où un certain avantage à l'ignorance. C'est tellement difficile
de s'imaginer le bonheur, au moment où on ne le ressent pas.
-le manque de mémoire, car une fois qu'on a vécu des choses extraordinaires, il est si facile de les oublier. Par exemple, cette photo, si banale soit-elle, me sert de rappel pour toute une
période de ma vie où j'étais simplement heureux. Si je ne la voyais pas, si je n'y faisais pas attention, elle serait bientôt oubliée! Ah, les petits déj au lever du soleil dans la cuisine
en attendant l'ouverture de la boulangerie après une bonne soirée... Enfin bref, pas de nostalgie!
-les difficultés, car quand ce n'est pas facile, rien à faire, on a envie de baisser les bras, on a beau s'armer de courage ça ne suffit pas toujours, et on sait que le but est plus ou moins
éloigné, et qu'il faut tenir, mais on ne sait pas trop pourquoi, ni comment,
-et je crois qu'il y en a beaucoup d'autres.
Mais curieusement, on arrive souvent à réaliser son objectif, et plus c'est difficile plus cela fait plaisir. De voir les premiers résultats qui s'annoncent, de commencer à maîtriser son sujet,
de sentir qu'autour de soi quelque chose est en train de se créer.
Et puis cette première image disparaît, les problèmes recommencent, et la joie se cache, revient, se cache. Ca a pourtant une fin, et de cette issue dépend la suite des combats pour les rêves,
car un rêve accompli, en général, donne envie d'en réaliser un autre. On prend goût à la liberté!
Alors qu'est-ce qui fait que ça marche? Que l'on continue à avancer, que l'on ne renonce pas? Je n'ai pas d'explication! Et j'aimerais bien le savoir. Ou pas. Mais je m'arrête là, aux frontières,
comme dit Fielding par la bouche de Tom Jones, de la philosophie, qui désenseigne la croyance, et de la religion, qui la réhabilite. Sage qui pourra.
Vivement l'avenir!
Commentaires