On arrive à travers la vitre de l'autre côté du miroir, dans un monde la plupart du temps invisible, dans lequel la lumière joue et se délasse.
La lumière est la maîtresse de la matière, elle peut choisir de la caresser, de l'irradier, de la séparer, et parfois de la faire apparaître, comme c'est le cas ici.
La lumière se relaie pour nous montrer la matière, et selon ses humeurs elle embrase ou endort des paysages que l'hiver, quand elle est au repos, laisse gris et nus. Telle est Hambourg qui attend la grande lumière et essaie de l'imiter comme elle peut autour d'un marché de Noël ou d'un canal reflétant la lune.
Pourtant, malgré son rôle prépondérant, personne ne regarde la lumière. Habitude, négligence? Je ne sais pas pourquoi elle a si peu de succès, mais c'est en tout cas injuste.
La lumière se laisse regarder et emplit l'espace, elle est la compagne de la solitude, dans les trains, en voyage, pour les photographes, les voyageurs; la lumière accompagne nos humeurs et est accompagnée du vent et de la chaleur.
Bonjour!
Un tres beau texte! Une jolie reflexion sur cette lumière qui effectivement nous entoure sans cesse mais qu'on ne peut toucher. je me suis souvent interrogée sur elle, quand je regarde au dehors.
Mais si on l'oublie si souvent, c'est parce qu'elle est là tout le temps. Comme on oublie qu'on respire. Le jour ou respirer sera impossible, on saura bien appeler l'air de toutes nos forces. Il en va de même pour la lumière, le jour ou elle disparaitra, alors nous saurons comme elle était vitale.
A bientot ;)
Merci pour ton commentaire, concis et clair: un peu de lumière au milieu de ces textes à l'emporte-pièce...
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