On arrive à travers la vitre de l'autre côté du miroir, dans un monde la plupart du temps invisible, dans lequel la lumière joue et se délasse.
La lumière est la maîtresse de la matière, elle peut choisir de la caresser, de l'irradier, de la séparer, et parfois de la faire apparaître, comme c'est le cas ici.
La lumière se relaie pour nous montrer la matière, et selon ses humeurs elle embrase ou endort des paysages que l'hiver, quand elle est au repos, laisse gris et nus. Telle est Hambourg qui attend la grande lumière et essaie de l'imiter comme elle peut autour d'un marché de Noël ou d'un canal reflétant la lune.
Pourtant, malgré son rôle prépondérant, personne ne regarde la lumière. Habitude, négligence? Je ne sais pas pourquoi elle a si peu de succès, mais c'est en tout cas injuste.
La lumière se laisse regarder et emplit l'espace, elle est la compagne de la solitude, dans les trains, en voyage, pour les photographes, les voyageurs; la lumière accompagne nos humeurs et est accompagnée du vent et de la chaleur.
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