Pas facile de se remettre au blog :) Larticle d'aujorud'hui est un non-article: il sert à ne pas dire ce que j'aurais dû dire.
J'aurais voulu écrire sur beaucoup de choses, mais je n'ai pas réussi à me décider pour l'une ou pour l'autre. A force de voir, d'entendre, d'avoir des choses à raconter, je
commence à me perdre dans ce que je remarque autour de moi. L'inspiration est tellement inattendue.
Tout d'un coup, on a une idée. Je veux dire une idée intéressante. Lumineuse. Oui, d'accord, c'est bien beau, mais qu'en faire? On dirait qu'une idée originale est plus difficile à
retenir, souvent, elle n'a été qu'entr'aperçue, et elle redisparaît.
Parfois, l'inspiration vient parce qu'on l'a provoquée, c'est le cas quand on cherche la solution d'un problème depuis longtemps, et que la solution se manifeste à l'improviste. Après coup, on se
dit: mais comment ai-je pu ne pas y penser plus tôt? Une sorte d'aveu qu'on y a déjà pensé, justement.
Parfois, c'est le lieu qui provoque l'inspiration, parce que pour une fois, on cesse d'etre soi, et on profite d'un environnement riche, ou beau, ou différent. Alors, on voit de nouveaux
rapports, on peut observer des situations extraordinaires, et c'est la pensée qui suit les sens avec un peu de retard.
Il y a l'inspiration parce qu'on a simplement lancé une idée, on parle, on se laisse entraîner, et puisune idée en entraîne une autre, encore une, et on s'éloigne dangereusement de ce qu'on
voulait dire, et tout d'un coup, un croisement d'idées, une coïncidence, et l'inspiration apparaît.
Mais tout ceci n'est qu'un long article destiné à ne pas raconter ce que j'aimerais vraiment raconter, mais que je ne sais pas encore. Ou alors que je sais, mais que je ne veux pas dire.
Parfois, aussi, on loupe l'inspiration. Par exemple, j'aurais pu faire de ce texte quelque chose de plus intéressant il y a quelques heures, quand j'ai eu une idée; mais maintenant, bien que
sachant ce que je voulais dire, je ne trouve plus cela absolument nécessaire. Donc je ne sais plus. Parce que l'idée qui arrive subitement ne demande pas d'effort, alors que sa retranscription
est déjà une tâche à part entière, qui peut être améliorée, étudiée, etc.
SI on y repense, tout cela n'est pas nouveau: pour être intéressant, un écrivain doit vivre des choses intéressantes, et savoir les retranscrire. Il doit se retirer en lui et partager ses
expériences avec le siècle, ce qui se résume en somme par la règle de St Benoît: Ora et labora; beaucoup plus simple et efficace que tout le blaba que je pourrais écrire.
ES BRENNT DIE FREIHEIT IN MIR (MANCHMAL).
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