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LITANIES

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DES VOYAGES, DES IMAGES ETRANGES, INSOLITES, ETC.

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Petite precision: les articles ne parlent pas vraiment de moi, il y a une part importante de fiction dedans, merci donc de ne pas tirer de conclusion hative me concernant a leur lecture!

Les photos seront désormais disponibles (et téléchargeables) sur ma page FLICKR, et meme d'autres photos.


Mardi 5 juin 2007
[ce que le post d'aujourd'hui aurait pu être, mais alors on n'aurait rien compris]
Quand parfois un mot pénètre il s'enlise se noie dans l'âme post mortem. 

[ce que le post d'aujourd'hui est à cinquième par le plan pour l'instant, mais pas par la taille]
Stop. je ne vais pas recommencer à écrire des phrases déconstruites qui ne veulent rien dire.
Peut-être que c'est ca, au début, quand on écrit, les idées ne sont pas claires, on essaie de les cerner, on imite un peu les rythmes que l'on connaît, pour moi c'est souvent du rythme Desnos
-une sorte de litanie, une prière à la vie, justement

[parenthèse pour expliquer de quoi je parle]
J’ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité.
Est-il encore temps d’atteindre ce corps vivant
Et de baiser sur cette bouche la naissance
De la voix qui m’est chère ?

J’ai tant rêvé de toi que mes bras habitués
En étreignant ton ombre
À se croiser sur ma poitrine ne se plieraient pas
Au contour de ton corps, peut-être.
Et que, devant l’apparence réelle de ce qui me hante
Et me gouverne depuis des jours et des années,
Je deviendrais une ombre sans doute.
Ô balances sentimentales.

J’ai tant rêvé de toi qu’il n'est plus temps
Sans doute que je m’éveille.
Je dors debout, le corps exposé
À toutes les apparences de la vie
Et de l’amour et toi, la seule
qui compte aujourd'hui pour moi,
Je pourrais moins toucher ton front
Et tes lèvres que les premières lèvres
et le premier front venu.

J’ai tant rêvé de toi, tant marché, parlé,
Couché avec ton fantôme
Qu’il ne me reste plus peut-être,
Et pourtant, qu’a être fantôme
Parmi les fantômes et plus ombre
Cent fois que l’ombre qui se promène
Et se promènera allègrement
Sur le cadran solaire de ta vie.

Robert Desnos
-

[début artificiel d'une partie, où je me dis que ces titres ressemblent à ceux de Fielding]

et je me dis qu'à force de copier peut être un jour ca sera "mieux" qu'avant, tout en ayant la certitude que tout est joué dès le début. Se libérer des contraintes, chercher le bon écrin, pas pour les mots mais pour les idées; parfois je réalise: une phrase remplacerait avantageusement tout un post. Cherchons la phrase qui dit ce que je cherche.
Et puis j'ai envie de mettre en avant mes idées, mais pas trop, alors je les exagère, je les embellis, mais en même temps je fais attention à ce que les mots ne veuillent rien dire, de peur de trahir je ne sais quel secret, alors à la place je mets des images pour faire beau. Voilà que je recommence dans le style naif. Mais le poème tient lieu d'image pour aujourd'hui.

Tiens, une autre difficulté, c'est de ne pas repasser à la forme indirecte, de faire celui qui commente ce qu'il écrit. Influence Stendhal, bien sûr. Haha, de Stendhal on peut dire que je n'aurai tiré que l'anecdotique.

Je raccourcis donc ce poste de manière abstraite, voyant bien que je n'ai rien à dire, ou plutôt pas le talent ou le courage de dire ce qu'il faudrait que je dise, parce que je ne sais pas ce que c'est. Alors je brode mais en vain.

Ou plutôt si, j'essaie de trouver au moins les thèmes:

liberté: comment l'exprimer? Liberté ce n'est pas faire ce que l'on veut, par exemple il est plus libre d'empêcher les mineurs de fumer, si on considère qu'ils pourront se déterminer librement quand ils seront moins influencables. mais quand seront-ils moins influencables? Au moment où ils seront grands non? Mais peut-on prendre en toute conscience la décision de fumer? Oui, sans doute, points de vue opposables liberté symbolique affranchissement et d'un autre côté geste irrationnel, mais on peut choisir librement de faire des gestes irrationnels, alors si la raison renonce à elle même est-ce un acte libre quand même? Heu...j'en sais rien, moi, pourquoi je me pose des questions? Donc liberté passe par la connaissance pour choisir ce pourquoi on veut être libre pour construire de jolies choses qui sont jolies même si on ne les voit pas, enfin pas toujours.

solitude: à quoi ca sert la solitude? il faut la doser? Jusqu'où est nécessaire le détachement? pourquoi la solitude donne l'impression d'être libre et triste? Est-ce que c'est vrai cette impression?

Impression: le temps qu'on connait, peut on en changer la durée? Qu'est ce que c'est que cette histoire en Inde ou il n'y a que "maintenant" et "pas maintenant"?

Amour: comment ca marche? est ce compatible avec la solitude? Faut-il le rechercher? Aller vers les autres? Comment concilier tous les amours?

Rapport aux autres: arrogant? insensible? aimable? naif? indifférent? volatil? Quoi derrière tous ces mots, et pourquoi ils cohabitent. Comment respecter ceux qui ne sont pas de même pensée que moi? Ceux que je méprise?

Agir/avoir raison: il faut choisir. Quel lien entre action sans autre but qu'elle-même et principes à respecter? Comment arrêter de se poser des questions?

par Benoit publié dans : Texte vers images ajouter un commentaire
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Commentaires

Beau texte!

Sinon, après de longues réflexions et circonvolutions sur le thème, j'en étais arrivé à la conclusion suivante: la liberté n'existe pas
commentaire n° : 1 posté par : @tom (site web) le: 07/06/2007 21:17:24
Libre à toi de penser ce que tu veux ;)
réponse de : Benoit (site web) le: 07/06/2007 22:40:43
À Flaubert, oui, au Dictionnaire en fait. Enfin c'était une remarque idiote et un peu facile, oublie.
commentaire n° : 2 posté par : Pattes (site web) le: 06/06/2007 23:15:08
Haha non c'est moi qui manque de références...désolé!
Bien joué ;)
réponse de : Benoit (site web) le: 07/06/2007 09:17:57
PS :
Ah j'ai oublié l'amour.
Je n'ai pas changé d'opinion : je le considère comme une illusion, terriblement forte et belle.
Et je pense qu'on ne tombe pas amoureux d'une personne mais de moments ou de situations. Et cet amour on l'assimile à une personne en la cristallisant de tous ces instants dont on est tombé amoureux.
Il y a un lien entre tout ca mais j'ai pas le courage et l'habileté nécessaires pour le décrire.
commentaire n° : 3 posté par : Néant le: 06/06/2007 10:39:27
Peut être que tous les instants d'amour procèdent de la personne qui les crée, et que c'est pour ça qu'on l'aime, parce qu'elle a donné forme à une réalité? D'ailleurs, une réalité unique, ce qui fait qu'au début, on est triste de la quitter ou on croit qu'il n'y en aura pas d'autre?
réponse de : Benoit (site web) le: 06/06/2007 19:30:49
Salut Benoît!

J'aime ce poeme... C'est tellement plus simple de rêver et plus agréable.
En plus, en rêvant éveillé, tu ne risques pas de ressentir la cuisante désillusion du réveil en réalisant que ce n'était qu'un rêve et rien de plus. Bizarrement à partir d'un certain point, je ne sais plus trop distinguer les fantômes de la réalité : sont-ils vraiment distincts ?
J'ajouterai que je préfére tout de même tes textes aux poemes de Desnos et je me demande aussi quel secret tu as peur de trahir.
La liberté ressemble pour moi au silence, aussi fragile, tu la brises dès que tu la vis par tes choix. Somme toute elle n'existe qu'un instant.
La solitude, j'ai remarqué l'autre jour que tu ne la décides pas, tu ne la doses pas mais tu la constates. Comme un serpent, elle se glisse, t'entoure et t'étouffe jusqu' ce que les larmes sortent de toi alors que tu ne t'y attends pas car tu es entouré de toute part. La salope...!
Impression : nos rêves s'ils existent vraiment, nos souvenirs, nos désirs ne sont-ils pas la preuve que justement le temps n'est pas une direction mais un carrefour ?
Rapport aux autres : là je ne sais que dire! c'est un trop plein en moi.
Agir / avoir raison : et là je suis perdue.
Ah, désolée pour la longueur de ce commentaire inutile, c'est bête. Mais il ne faut pas arrêter de se poser des questions qui sait peut être un jour on trouvera une réponse et elle vaudra bien l'infinité de questions sans réponse.
commentaire n° : 4 posté par : Néant (hahaha!) le: 06/06/2007 10:01:11
Néant je me demande bien qui ça peut être lol.
Je ne peux pas vraiment te répondre parce que j'ai souvent l'impression que mes idées viennent des tiennes.
Le secret que j'ai peur de trahir: j'existe.
Un instant de liberté: et j'aimerai bien savoir ensuite ce qu'on fait, une fois qu'on a été libre un instant? On s'ennuie? On essaie de partir en voyage très loin?
La solitude: je ne sais pas.
Les réponses: et quand on a déjà la réponse et qu'on ose pas la dire parce qu'elle est trop bête? Il faut chercher d'autres réponses?
réponse de : Benoit (site web) le: 06/06/2007 19:27:41
Pour moi... Et j'aime beaucoup ce genre d'exercice...

Liberté
: pouvoir être soi et pouvoir le rester tout au long de sa vie... Ne pas se perdre au nom des autres... Et puis avoir le droit de choisir sa fin de vie...

Solitude : N'avoir personne avec qui partager... N'avoir d'ailleurs rien à partager... Ouvrir les yeux et ne rien voir... D'ailleurs, ne pas savoir ouvrir les yeux...

Impression : sensation souvent erronée, perception parfois tronquée...

Amour : inconditionnel de la mère que je suis pour mes enfants, passionnel pour ma mère et mes frères...  Ensuite ça se complique... Je dis "je t'aime parce que tu fais battre mon coeur"... Mais je ne sais pas expliquer cette sensation... La petite boule brûlante au creu du ventre, des pensées qui vagabondent en permanence vers cette ou ces personnes (parce que je maintiens qu'on peut aimer plusieurs hommes en même temps)  des envies, des pulsions, un plaisir tout particulier, quelque chose qui n'existe pas par ailleurs... C'est trop compliqué.

Rapport aux autres : Joker !!! Moi j'en fais toujours trop ou pas assez...

Agir/avoir raison : Agir n'est pas avoir raison mais on peut avoir raison d'agir... Agir c'est ne pas mourir. Avoir raison c'est être utopiste...

Sinon j'aime beaucoup ce poème... Je te laisse mon mail pour les photos, merci beaucoup !!!  Comme tu as envie de foie gras, si tu veux, je t'envoie un bocal de foie gras truffé... C'est moi qui l'ai fait...
commentaire n° : 5 posté par : chantal (site web) le: 06/06/2007 09:38:01
C'est amusant que tu mettes un joker sur le rapport aux autres! En tout cas je me dis qu'on en connaît vraiment peu sur ta vie, je savais pas que tu avais passé AUSSI beaucoup de temps en Asie. C'est curieux, en tant que lecteur, je te prends pour une suédoise enracinée lol.
Je ne vois pas de e-mail en annexe, et pour le foie gras: AVEC PLAISIR hihi. Peut être que je peux trouver de bonnes saucisses bien d'ici en échange?
réponse de : Benoit (site web) le: 06/06/2007 19:11:11
Desnos : ce poème est affreux. Affreux parce que beau, et trop triste.

Solitude : il en faut un peu, pour mieux apprécier les moments où l'on n'est pas seul, et pour se recentrer un peu sur soi de temps en temps.

Impression : on m'a toujours dit qu'en Grèce antique le temps était circulaire. Je n'ai jamais vraiment compris.

Amour : c'est ma grande question de demain et d'après-demain, et de toute ma vie. Peux pas aider.

Rapport aux autres  : différent selon l'autre, sûrement. Intéressant, je dirais.

Comment arrêter de se poser des questions? : on naît avec un potentiel de se poser des questions toutes sa vie, ou pas. Pas de pot, toi comme moi, on l'a, on dirait.

C'est curieux, ton passage du rythme de Desnos à celui de Flaubert. Intéressant, encore.
commentaire n° : 6 posté par : Pattes (site web) le: 06/06/2007 00:23:26
A Flaubert? Bizarre, effectivement. Parce que Flaubert, je ne l'aime pas! Encore un préjugé débile, je crois que c'est jsute à cause du journal des Goncourt.
réponse de : Benoit (site web) le: 06/06/2007 19:07:51
quelqu'un a dit
liberté , liberté , que de crimes on commet en ton nom!!
Il y a aussi des crimes intellectuels et culturels , pas seulement physiques;
On n'est jamais tout à fait libre.
commentaire n° : 7 posté par : la maman de la suédoise! (site web) le: 05/06/2007 23:51:04
Je m'incline devant la voix de la sagesse. Mais je voulais juste dire qu'il faut bien choisir sa liberté, car à défaut d'être libre on essaie toujours un peu de réaliser ce quon entend par là, je trouve!
Mais il est vrai que la liberté est toujorus un prétexte facile...
réponse de : Benoit (site web) le: 06/06/2007 00:09:23

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