[ce que le post d'aujourd'hui aurait pu être, mais alors on n'aurait rien compris]
Quand parfois un mot pénètre il s'enlise se noie dans l'âme post mortem.
[ce que le post d'aujourd'hui est à cinquième par le plan pour l'instant, mais pas par la taille]
Stop. je ne vais pas recommencer à écrire des phrases déconstruites qui ne veulent rien dire.
Peut-être que c'est ca, au début, quand on écrit, les idées ne sont pas claires, on essaie de les cerner, on imite un peu les rythmes que l'on connaît, pour moi c'est souvent du rythme Desnos
-une sorte de litanie, une prière à la vie, justement
[parenthèse pour expliquer de quoi je parle]
J’ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité.
Est-il encore temps d’atteindre ce corps vivant
Et de baiser sur cette bouche la naissance
De la voix qui m’est chère ?
J’ai tant rêvé de toi que mes bras habitués
En étreignant ton ombre
À se croiser sur ma poitrine ne se plieraient pas
Au contour de ton corps, peut-être.
Et que, devant l’apparence réelle de ce qui me hante
Et me gouverne depuis des jours et des années,
Je deviendrais une ombre sans doute.
Ô balances sentimentales.
J’ai tant rêvé de toi qu’il n'est plus temps
Sans doute que je m’éveille.
Je dors debout, le corps exposé
À toutes les apparences de la vie
Et de l’amour et toi, la seule
qui compte aujourd'hui pour moi,
Je pourrais moins toucher ton front
Et tes lèvres que les premières lèvres
et le premier front venu.
J’ai tant rêvé de toi, tant marché, parlé,
Couché avec ton fantôme
Qu’il ne me reste plus peut-être,
Et pourtant, qu’a être fantôme
Parmi les fantômes et plus ombre
Cent fois que l’ombre qui se promène
Et se promènera allègrement
Sur le cadran solaire de ta vie.
Robert Desnos
-
[début artificiel d'une partie, où je me dis que ces titres ressemblent à ceux de Fielding]
et je me dis qu'à force de copier peut être un jour ca sera "mieux" qu'avant, tout en ayant la certitude que tout est joué dès le début. Se libérer des contraintes, chercher le bon écrin, pas
pour les mots mais pour les idées; parfois je réalise: une phrase remplacerait avantageusement tout un post. Cherchons la phrase qui dit ce que je cherche.
Et puis j'ai envie de mettre en avant mes idées, mais pas trop, alors je les exagère, je les embellis, mais en même temps je fais attention à ce que les mots ne veuillent rien dire, de peur de
trahir je ne sais quel secret, alors à la place je mets des images pour faire beau.
Voilà que je recommence dans le style naif. Mais le poème tient lieu d'image pour aujourd'hui.
Tiens, une autre difficulté, c'est de ne pas repasser à la forme indirecte, de faire celui qui commente ce qu'il écrit. Influence Stendhal, bien sûr. Haha, de Stendhal on peut dire que je n'aurai
tiré que l'anecdotique.
Je raccourcis donc ce poste de manière abstraite, voyant bien que je n'ai rien à dire, ou plutôt pas le talent ou le courage de dire ce qu'il faudrait que je dise, parce que je ne sais pas ce que
c'est. Alors je brode mais en vain.
Ou plutôt si, j'essaie de trouver au moins les thèmes:
liberté: comment l'exprimer? Liberté ce n'est pas faire ce que l'on veut, par exemple il est plus libre d'empêcher les mineurs de fumer, si on considère qu'ils pourront se déterminer librement
quand ils seront moins influencables. mais quand seront-ils moins influencables? Au moment où ils seront grands non? Mais peut-on prendre en toute conscience la décision de fumer? Oui, sans
doute, points de vue opposables liberté symbolique affranchissement et d'un autre côté geste irrationnel, mais on peut choisir librement de faire des gestes irrationnels, alors si la raison
renonce à elle même est-ce un acte libre quand même? Heu...j'en sais rien, moi, pourquoi je me pose des questions? Donc liberté passe par la connaissance pour choisir ce pourquoi on veut être
libre pour construire de jolies choses qui sont jolies même si on ne les voit pas, enfin pas toujours.
solitude: à quoi ca sert la solitude? il faut la doser? Jusqu'où est nécessaire le détachement? pourquoi la solitude donne l'impression d'être libre et triste? Est-ce que c'est vrai cette
impression?
Impression: le temps qu'on connait, peut on en changer la durée? Qu'est ce que c'est que cette histoire en Inde ou il n'y a que "maintenant" et "pas maintenant"?
Amour: comment ca marche? est ce compatible avec la solitude? Faut-il le rechercher? Aller vers les autres? Comment concilier tous les amours?
Rapport aux autres: arrogant? insensible? aimable? naif? indifférent? volatil? Quoi derrière tous ces mots, et pourquoi ils cohabitent. Comment respecter ceux qui ne sont pas de même pensée que
moi? Ceux que je méprise?
Agir/avoir raison: il faut choisir. Quel lien entre action sans autre but qu'elle-même et principes à respecter? Comment arrêter de se poser des questions?
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