Parfois, je doute de la réalité!
Les bonheurs les plus inattendus peuvent s'enchaîner avec les nouvelles les plus sombres, et j'ai la désagréable sensation d'être coincé au milieu d'un mauvais roman. A force de nouvelles
contraires, je ne sais plus quoi penser du tout.
Alors je regarde par terre, dans les champs, de temps en temps. Ca fait peur, à cause des martiens.
Il y en a des tas et des tas, de martiens. Ils sont posés par terre, ils nous regardent, ils nous méprisent, jamais un mot, otujours fiers et droits. Les martiens, constants dans lerus
aspirations, tournent leurs tiges vers le ciel en une muette prière, quasiment une litanie perpétuelle.
Dans la fraîcheur de l'aube, on entend le bruit des martiens rêvant à l'espace, rendu matériel par la rosée dégelée qui apparaît et goutte en cadence le long des martiens. Le bruit des martiens
dans le silence du matin parvient à mes oreilles, et m'entraîne vers des considérations diverses, bien loin de la Reeperbahn.
Enfin, en hiver, les martiens font des trous dans la neige et disparaissent dans le blanc de
l'article précédent. Incroyable,
vraiment.
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