On remarque en effet sur cette photo un pied (de photo), une main (humaine), un dos (de chaise) et un chapeau (de lampe). Oui, oui.
Ainsi, le portrait peut se faire en plusieurs parties, mais l'idée n'est pas nouvelle. D'où la question du jour: peut-on faire le portrait de l'âme, et, si oui, cela s'appelle-t-il de la
littérature?
Mais la question aurait aussi bien pu être: quand on fait un portrait, est-ce l'âme que l'on tente de photographier? Avec pour question-conséquence: la définition est-elle l'âme du mot?
Je me dis souvent que, dans la vie courante, l'existence des faits par les mots leur confère une existence réelle, sinon on n'empêcherait pas tout le temps les hommes de s'exprimer. Ainsi,
l'effort de dire et nommer la réalité semble être un de nos plus grands appuis pour transformer le monde en ce qu'on voudrait qu'il devienne. Ce que j'aimerais aussi savoir, c'est où placer
là dedans l'action, qui pour moi procède du mot, bien que la liaison soit discutable.
Enfin, il y a sûrement un objectif très noble à chercher ce qui, dans l'image, l'idée ou la pensée entraîne l'action et la rend comme dépendante de la volonté. Cela expliquerait pourquoi l'action
pure est vaine, et la pensée pure évanescente.
Hum, post un peu abscons aujourd'hui, désolé. Mais je vois ce que je veux dire! (ou je dis ce que je veux voir, je ne sais pas).
Commentaires