Un jour que je tombais dans une rue à cause d'un tableau dans un musée. Ce n'est pas très clair, je recommence.
J'ai vu, un jour, un tableau dans un musée.Ca représentait une dame angoissée qui tombait le long d'une rambarde. Le photographe, pour amplifier le mouvement, avait rajouté des lignes de fuite
au tableau.
Pour une raison que j'ignore, ce tableau m'avait marqué, et, dans les semaines qui suivirent ma visite au musée, j'essayais de copier ce fameux mouvement de fuite. On appréciera le résultat
particulièrement convaincant...
Toujours est-il qu'encore plus tard, alors que je faisais tout à fait autre chose, puisque j'étais au concert d'
Arcade Fire
décrit dans l'article précédent, je me suis dit:
"tiens, la beauté, ne serait-ce pas l'interstice entre les êtres?"
Ce qui m'a fait penser à cette photo, toujours sans raison. Dans la foule, en voyant tous ces visages autour de moi, tous ces gens plus ou moins beaux, plus ou moins joyeux, enthousiastes,
sympathiques, etc, etc; finalement, je ne pouvais pas dire que telle personne était plus belle que telle autre...pire, je voyais plusieurs personnes qui étaient belles, et elles n'étaient pas
plus belles les unes par rapport aux autres.
Et j'ai cru pendant un moment que la
beauté n'était pas personnelle, mais résultait du vide entre les êtres, qui fait qu'on
peut être attiré comme par la courbe d'une nuque ou le creux d'un regard. La beauté se glisse dans nos idées, elle envahit les corps, et de ce fait, peut revêtir mille formes. Il nous faut
glisser sur la beauté.
A force de voir ces choses bizarres, j'en viens à douter que j'appelle bien beauté la beauté, et pas autre chose. Peut être y a-t-il un lien entre la beauté et la liberté?
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