Dans les églises règne le silence. Dans le silence la lumière. Et dans la lumière, la présence de Dieu? En tout cas, quelques questions que je me posais au déjeuner, sous la pluie qui
obstruait la lumière.
Faut-il aimer Dieu pour lui ou pour ses oeuvres? C'est une question à mettre en rapport avec le commentaire de Kobra dans un
article
précédent. A cause des images.
Si on aime Dieu pour ses oeuvres, on peut chercher à les comprendre, on accepte la réalité, et on retranche Dieu du monde: il devient une sorte de créateur plus ou moins humain. Mais le risque
qu'il n'existe pas reste présent, car les choses peuvent s'être créées elles mêmes, après tout. Je n'aime pas trop cette image, car c'est celle du Dieu barbu chrétien de notre jeunesse...
Ou alors on aime Dieu pour lui, et la perspective change un peu, dans ce cas. Déjà peu importe qui est Dieu, puisque comme principe de toutes choses, tout est Dieu. Mais alors c'est l'action
créatrice qui devient "belle" ou image de la puissance de Dieu, en tant que Dieu préside au développement de tout ce qui n'existe pas. Mais dans ce cas, la
présence divine est dans le mouvement et pas dans la chose, d'où une importance relativement plus grande de l'image, qui témoigne du
mouvement et n'est pas là pour elle même.
Je dirqis donc que c'est joli d'aimer Dieu pour lui et non pour sa création, ce qui revient en somme à apprécier les possibilités d'existence réalisées plus que les choses elles mêmes.
Commentaires