Face au gigantisme de ma propre civilisation, je me sens parfois tout petit...et pas franchement rassuré.
Pas de contrastes! Pas de visage humain! Le ciel bleu en passe d'être recouvert.
En déambulant parmi les machines sur le port, une certaine impression de puissance se dégage, le rêve que toutes ces machines domestiquées apportent un peu de bien être et de confort à tous, pas
seulement des dividences à de riches armateurs...
Comme souvent, un peu des deux. En tout cas, le soleil inattendu de cet été rend les machines plus tendres, presque inoffensives, le dimanche. On les cotoie, et elles restent immobiles; certains
essaient de les toucher ou même carrément s'embrassent sous leur ombre. La plage toute proche et ses mélodies les fige au rythme de musiques lointaines vers lesquelles, tournesols de fer, elles
déploient leur coeur de machine dociles.
Et les heures passent, monotones, dans la chaleur poussiéreuse.
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