Mercredi 26 septembre 2007

Tout à l'heure,
lors d'un trajet on ne peut plus inutile de 500 km (Bonjour, je viens voir le docteur XYZ; ah il vient de partir, désolé; ah bon, merci, au revoir; le tout en allemand, bien sûr) je me demandais
si, en définitive, les écrivains n'allaient pas disparaître par épuisement.
Car un écrivain, c'est quelqu'un qui pense, qui a un point de vue, voire même des affinités avec les intellectuels (qui, eux, ont déjà presque entièrement disparu, dans la mesure où ils ont de
moins en moins d'espace d'expression); or ce genre de modèle, dans la société actuelle, est hautement inopportun, puisque c'est tout le contraire de ce vers quoi nous tendons actuellement: nous
devons être standard, pour bien remplir différentes fonctions, et appartenir à un tout efficace (et pas en faillite).
Donc, j'en déduis que les écrivains vont être remplacés par les auteurs, des gens qui se contentent d'écrire des histoires, ce qui en définitive est plus inoffensif et fait mieux vendre. Je ne
discute pas la qualité des histoires en question; il me semble juste que c'est le modèle anglo saxon qui prend le pas sur le nôtre; bien ou mal, je m'en fiche. Ça ne veut pas dire non plus
qu'il n'y a plus d'écrivain, mais il me semble que ce sera la tendance, à l'avenir: plus d'auteurs, moins d'écrivains.
Ou pas.
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