On dit souvent que les idées n’ont pas de matière
Mais la poussière n’en a pas plus!
Les idées se forment lentement, on peut les voir s’agiter sous nos yeux, se mettre en place, et la perception qu’on en a se forme au fur et à mesure, mais existe déjà bien avant, de manière
confuse, non encore fixée par la réflexion.
Les idées, une fois ancrées en nous, cristallisent nos perceptions et vivent, avant que la concentration en baisse, les doutes, les changements extérieurs, que sais-je encore, aient raison d’elles,
et les fasse se disloquer, pour retourner à la poussière.
Les idées poussent un bout de chemin avec les images, qui elles sont là pour donner un contour aux pensées, pour les dessiner et les faire vivre.
Mais une fois qu’on a lâché l’idée, celle-ci se distend, se tord, s’évente, puis repart au plus profond de nous-mêmes, là d’où elle est venue. Elle laisse dans notre esprit étonné un vide, et l’on
se demande, tout surpris: mais que s’est-il passé? D’où cela venait-il?
Et on se retrouve une fois de plus en présence de la réalité, les objets bruts et inanimés, et on a un peu peur, parce que ces objets, on sent qu’ils finiront par nous avoir, à force d’être
inamovibles, à force de nous regarder de travers. Alors, on a beau se démener, les objets qui ne font rien ont le droit de rester là plus longtemps, et
on les envie un peu...
[Conclusion, qui n'a d'ailleurs rien à voir: on peut aller mal à un moment, mais savoir quand et pourquoi ça ira mieux. Les idées, c'est magique, en attendant!]
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