Chaque fois que je suis en voiture, je réfléchis à un article pour le blog. Le problème, c'est que j'oublie souvent de quoi je voulais parler. Enfin, c'est toujours pareil.
Alors, le week end dernier, j'ai pris une photo de la route, pour montrer à quoi ça ressemble. On voit bien que la route est toute petite, et qu'il y a beaucoup de nuages, et d'ombre. Donc c'est
une photo parlante, qui m'épargne beaucoup de fastidieuses descriptions.
Histoire d'apporter une nouvelle pensée dans ces choses déjà mille fois dites: peut-être que c'est ça qui rend la route belle, de ne pas pouvoir dire pourquoi on va plus loin, pourquoi on est happé
par une espèce d'avenir qui vient se superposer à la succession des journées normales. Une sorte d'exaltation face à une durée informe et incertaine, un peu comme la vie. Quoi? Un cliché? Bon,
d'accord, continuons.
Ensuite, je me suis demandé...pour l'écriture...comment ça se fait? Nous sommes des milliers/millions à taper sur notre clavier des récits tous à la fois différents et plus ou moins réussis, mais
foncièrement, tous les blogs d'amateurs que je vois
se ressemblent (y compris le mien). Terrible constatation pour un outil qui cherche à donner à chacun la possibilité de s'exprimer. On
sait déjà que les blogs ont une valeur, disons au moins pour ceux qui les écrivent, voire très souvent pour leur entourage. Mais quels sont ceux qui sortent du lot? Enfin, la question devrait être
posée différemment, car il est vrai que les blogs les plus visités traitent de sujets généraux susceptibles d'intéresser...oh, et même pas, d'ailleurs. Bref, je ne sais pas. La question que je
voulais poser:
Un livre/un blog? Pourquoi lis-je avec plaisir les mémoires de Stendhal, qui racontent pourtant la vie d'un individu tout à fait ordinaire, plutôt qu'un blog écrit intelligemment? Heu, encore un
cliché? Bon, bon. Mais pourtant, il y a quand même un élément de réponse: un livre, choisi, un blog: la dilution (sauf pour ceux de ses amis/des gens qu'on connaît) d'une problématique parmi des
milliers, qui par la concurrence implicite avec tous les autres devient anonyme.
Conclusion intéressante à un article inutile: je ne sais pas. Peut-être qu'il faut chercher plus loin?
Hum, au moins, voilà un article sans prétention!
Commentaires