Le bonheur, ce sentiment en apparence si facile...je crois avoir écrit un article dessus il y a quelques temps, mais j'ai oublié. Sans doute, je vais écrire à nouveau la même chose.
Être heureux, cela peut-il constituer un but? Une réponse spontanée tendrait à dire oui. Mais en regardant de plus près, pourquoi d'autres sentiments ou idées ne feraient-ils pas l'affaire? Le
devoir, par exemple? Ou la morale, ou la tristesse, même...Si l'on cherche à faire son devoir, on ne cherchera pas le bonheur, mais ça n'empêche pas d'être heureux non plus.
Pire, le bonheur peut être une entrave, parfois. Je suis heureux, par exemple parce que j'ai tout ce dont je pouvais rêver, alors je lutte pour ne pas le perdre. Une situation, une femme, que
sais-je?
D'un autre côté, tout dépend des buts qu'on se fixe. Si on place son bonheur dans un certain accomplissement, qu'on arrive à séparer les signes du bonheur du bonheur lui-même, ça marche aussi.
Certes (soit). On peut être heureux en vivant comme on veut, ça peut même durer. En refusant les grosses voitures, par exemple, ou les iphone, ou d'autres choses dans le genre.
Mais ce qui me revient sans cesse à l'esprit, c'est que, de tous les états changeants, le bonheur ne peut à peu près que se recevoir...on peut travailler à son bonheur, mais dans ce cas on
travaille souvent à autre chose en même temps (ou alors on est un peu égoiste), et puis, être heureux comme ça, pour rien, c'est plutôt facile, ça vous arrive, comme ça, souvent.
Moi, j'ai toujours eu peur de ne rien ressentir du tout, alors j'accueille tous les sentiments avec joie (avec bonheur?) La tristesse, ça vous remplit durablement, et c'est beau, aussi. Le doute,
la mélancolie, l'espoir, la cruauté, la compassion, l'empathie, la fraternité, la révolte, la jalousie, qu'importe? Autant de clés à soi et aux autres.
Article débile, je ne suis pas heureux de l'avoir écrit, ni même pensé. Soyons heureux, et puis voilà!
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