Actuellement a Taiwan, anciennement en Allemagne, j'ecris des textes qui vont avec des photos.
Dans la ville bleue,
un fantôme passe
-à peu près- puis disparaît.
Mais le fantôme, on le remarque, est fatigué (le décalage horaire, sans doute, car c'est long, de revenir du Royaume d'Hadès).
Les lumières de la ville, elles aussi, sont fatiguées. Elle tombent par la fenêtre, dans l'air humide, en bas des tours gigantesques où le capitaine Olive a trouvé refuge. Le sol, par là bas, est très encombré.
Autrement dit, les sons et les parfums tournent dans l'air du soir. Ah, zut, quelqu'un a déjà écrit ça.
Le fantôme est souvent sollicité: "t'es là pour combien de temps?".
Mélancolique, il évoque ses trois jours de liberté dans l'univers des yeux plissés...et ça le fait bien rire. Par ailleurs, les lumières de la ville sont traîtres, et les capitaines au long cours flanchent parfois, ils se font saké.
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