Actuellement a Taiwan, anciennement en Allemagne, j'ecris des textes qui vont avec des photos.
La fatigue ralentit les sensations comme la neige tombe plus lentement que la pluie. De retour d’un long tunnel d’absence de sommeil, de conscience chauffée à blanc, de sensations profondément ressenties, j’étais dans une pièce, et fatigué, je comprenais...
Lire la suite1°Trop peu concentré pour laisser les sentiments se former. L'intensité des sentiments est trop basse, je ne les éprouve qu'à mi-temps, quand j'arrive à y penser, et le reste du temps...rien. Ennui. Vie temporaire, percellaire, fragmentée, indistinctement...
Lire la suiteDans un monde gris, triste, plein de mirages, il y avait aussi un perroquet, une orchidée, et un panier. Gris parce que les couleurs s'étaient réfugiées dans une voiture rouge, quelque part en Autriche. Triste, parce que la neige avait laissé la place...
Lire la suiteLe vaste ciel de Hambourg m’accueille en souriant. Les murs tordus baroques aux couleurs écaillées, fièrement dressés derrière de maigres arbres nus, arbres nus qui se pareront de fleurs au printemps, printemps qui animera ces rues, les fera queue du...
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Une seule voix Pour chanter le monde Pleurer l'amour Pour voir et dire le monde En face; Pour être sans avoir Juste une voix faible Dissonante, étrangère Et lointaine, Insuffisante Face à la réalité, l'indifférence aux habitudes Une seule, Monocorde Sans...
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J'allais seul, et l'ombre des corps sur une mon corps Me pesait peu, comme une eau claire dans les déserts. J'allais seul, et l'ombre clouée sur la rive A travers l'onde fraîche, mélodie suave... Propulsé partout et partout — bousculé L'oeil au coeur...
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La neige est dansante mais les arbres L'aiment — en silence: L'oeil du paon céleste, lassé des cris des couleurs, Est là, soudain, Souffle comme un fou la poudre muette. Depuis longtemps, le paon des villes pavane; Les hommes lui donnent leurs yeux cette...
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C'est la liberté, Les grands espaces. Des routes un peu monotones, et le sol fume, les nuages parlent, le soleil maté de novembre regarde les étendues, brille de connivence. Même l'air est palpable. Tout se ressemble, défile très vite, se consume jusqu'à...
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Ce matin, un masque sur la ville. Hambourg, noire; Berlin, bunt, Münich, blanche, Cologne, griserie. (Voilà). Les phares inutiles, soudain, ne reflètent qu’eux sur l’asphalte lisse ils glissent. La pluie ses fines capillaires enlacent serré l’existence...
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D'abord: Solitude arabesques envoutantes dans ma chair, Concentration rauque, pulsion, concentration, pulsion; Corps à corps en vrille sur la route, sans fin. Isolement des larmes, l'indifférence, la paix Légèreté, puis l'espace défile rapidement; se...
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