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Actuellement a Taiwan, anciennement en Allemagne, j'ecris des textes qui vont avec des photos.

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Sacrifice à la démocratie


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Il est difficile, voire dangereux, de remettre en cause son éducation. Les principes qu'on nous a appris paraissent si solides, si indétrônables, qu'on les oublie presque, la plupart du temps; pourtant, souvent, ils nous limitent et nous empêchent de saisir la réalité comme elle est, non comme la société qui nous l'a enseignée voudrait qu'elle soit. Ou plutôt, il existe une différence invisible entre un point de vue soufflé par notre instinct et celui guidé par nos principes, lorsqu'on évalue une situation.

Et puis, avec le temps, arrivent de nouvelles idées par rapport au coeur de notre éducation, complémentaires ou contradictoires, on se construit une histoire qui devient déjà discutable, car elle s'individualise avec le temps. Il faut se construire des bornes, des objectifs. Mais ce qui nous guide alors, un mélange d'expérience, de savoir et de suppositions n'est jamais parfait; à cela s'ajoute qu'une partie importante de notre vie se passe en obligations, comme travailler, par exemple. J'ai peur, souvent, car j'ai l'impression que le travail semble, la plupart du temps, ne pas concerner ceux qui travaillent. On travaille toujours pour un patron, et ledit patron n'a pas toujours une vision convaincante à transmettre. On pense de plus en plus que le travail trouve une compensation dans le salaire, qu'il laisse le loisir d'acquérir du pouvoir d'achat, bref, on s'individualise par la consommation. Les privilégiés ont accès à plus d'achats possibles. A tel point qu'il devient difficile, voire scandaleux, de faire valoir un vrai point de vue personnel, parfois.

Mais à ce point de mon problème, j'ai encore peur. D'un côté, il est bon que le travail soit rémunéré, que la majorité y trouve son compte, et qu'on puisse avoir les moyens d'éduquer sa famille, de faire progresser la société, etc. Mais l'absurdité de ce système me tarabuste, car il est bon pour créer une force de conservation et une inertie importante dans la société, en renforçant les classes moyennes. Or avec quoi cohabite-t-il? Quelles sont les alternatives? Qui s'occupe des progrès de la société et de l'adaptation des lois de notre pays? Sommes nous encore sûrs que nous voulons avancer ensemble, et non pas que chacun veut augmenter son propre pouvoir d'achat et bien être au sein d'une communauté d'intérêt? A travers les mutations de la société, le traitement des élections, j'ai l'impression qu'on se dirige par là. Ceux qui traitent de la chose publique ne font plus rêver, on les associé à un service public, qui plus est mal rempli.

La France moderne semble avoir été conçue pour administrer un pays fermé composé de citoyens y ayant un intérêt direct, corporations d'artisans, nombreux fonctionnaires, etc... Nous sommes passés dans une société où le privé représente une force de négociation autonome, où l'intégration dans un système mondial se révèle cruciale, et nous continuons à vivre comme si il fallait s'adapter, pour assurer notre avenir, à une situation hermétique. On manifeste pour conserver le pouvoir d'achat, pour ne pas précariser le statut de l'emploi, mais pourquoi ne voit-on pas que c'est défendre un système déjà mort, et s'aliéner des possibilités d'influencer notre propre avenir, je ne comprends pas. Déjà mort, j'exagère sans doute, mais au moins de plus en plus inique, car moins redistributif, au minimum. De plus en plus ghettoisant, aussi.

A l'opposé, je ne comprends pas non plus pourquoi les problèmes d'immigration se posent en termes de peur, de restrictions, etc. Si je fais abstraction des statistiques, et que je regarde autour de moi, vision absolument partiale, je l'avoue, il me semble que les besoins en emploi sont nombreux et mal remplis, que les gens travaillent trop, de manière très improductive, et que nous avons un gros déficit dans bon nombre de métiers et de fonctions d'encadrement, au moins.

Aidez moi à y voir plus clair s'il vous plaît, je me demande où on va.
Ce n'est une fois de plus pas du tout, mais alors pas du tout, l'article que je voulais écrire. Comme je ne réfléchis que rarement, il doit y avoir nombre de lacunes à corriger, d'erreurs, et d'imprécisions, merci de ne pas râler et de me les indiquer, plutôt :)
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D
OOPS! je me suis connecté avec mon autre pseudo pour mon autre blog pour le commentaire précédent...<br /> <br /> Donc thomas hawk = Réponsatout<br /> <br /> :s
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B
et réponsatout = ray ponsatoo?
T
Intéressant ton questionnement.. le débat Royal-Sarkozy a-t-il apporté quelques réponses?<br /> <br /> Sinonm j'ai répondu à ta queston sur la neige ;)
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B
Le débat n'a bien sûr apporté aucunes réponses, mais l'élection si, et quelles réponses...
C
Moi je vais pas râler... Je viens juste mettre mon grain de sel décalé...<br /> Alors d'abord il y a une chanson de Henri salvador qui dit 'le travail c'est la santé, ne rien faire c'est la conserver.."<br /> Et puis moi en temps que Corse, je  vais te donner un conseil : fais tois agriculteur en Corse... Les agriculteurs Corses, avec les primes que leur donnent le gouvernement et l'Europe, peuvent rouler en Porsche Cayenne. Et leur travail consiste simplement à prêter leurs troupeaux à leur copains quand les inspecteurs débarquent...<br /> Alors, c'est pas cool, ça comme boulot ??? Alors, on dit merci à qui pour le tuyau ????
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B
Pas mal effectivement...mais ça manque un peu d'adrénaline pour moi!Je connais aussi un dicton corse qui circulait à la banque de France: "si tu veux travailler, assieds toi, et attend que ça passe."J'aime bien le travail, en fait, je m'en rends compte à ma plus grande horreur!