Ce n'est qu'un fiction, a ne pas prendre au premier degre please! Candy Cane se dandine comme un clown dans la salle immaculee. Apres tout, ce ne pourrait etre qu'un morceau de metal en forme de sucre d'orge, on la voit, assise tranquillement a cote des autres et on se dit: "tiens, c'est quoi ca?"
A premiere vue, ca ne fait pas peur, et on ne pense pas que Candy, vous me permettez de l'appeler Candy?, en bon petit canard, va se frayer un chemin pres de vos muscles, va susurrer sa spirale le long de vos fascias, et sucer la graisse comme elle peut, comme une folle, brave fille...
Candy hurle de douleur et tourne autour d'elle-meme a vous rendre fou, sa machoire dans la graisse telle un pitbull gracieux et si vous l'en sortez un instant ce bruit, cette spirale auditive lancinante, une longue plainte, l'appel de la graisse qui fond lentement et qu'elle boit goulument, mais inexorablement, dans sa longue danse comme un ver moisi le metal peu a peu se teinte prend la couleur du sang le long de ses filaments sucres.
Candy Cane peut devenir aggressive, sa langue rapeuse et ses ongles rouilles vous ennveloppent en un rien, elle a le chic, Candy. Soudain, ca accellere, 4000 fois tourne autour d'elle meme, on la voit a peine, la chair chauffe et bout, Candy au travail a toute vitesse aspire et aspire jusqu'a plus soif, et comme un brave soldat elle n'approche pas des os, elle vous les laisse, interrompt un instant sa course, fouille dans vos nerfs, l'air dedaigneux et la gueule beante, les yeux noirs et fous en feu, puis, alors que le silence s'etait fait, on entend la sirene quirepart et elle recommence, comme si elle enlacait aussi le son qu'elle meme a cree dans une danse effrennee et sans fin, a toute vitesse, sans aucun but, sans aucune raison.
Le spin de Candy pulse, susurre, languit, sa longue langue vous leche jusqu'a la moelle comme un serpent perfide, sombre et insidieux.
Au reveil, ca fait mal.