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Actuellement a Taiwan, anciennement en Allemagne, j'ecris des textes qui vont avec des photos.

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Vers le haut et vers les côtés.

architecture.jpg
Voilà, Hambourg c'est exactement ça: une base en briques bien épaisse, et par  dessus ça part comme un feu d'artifice en longues traînes festives, inspirées, ou whatsoever (comme dirait wrath).

Enfin, exactement ça; le ciel fait exception, il n'est pas aussi bleu, d'ordinaire.

Et dans ces rues épaisses, je me suis promené comme un chasseur de paon regarde les yeux des autres, pour essayer de trouver quelque chose qui me manquait, mais je ne saurais pas vraiment dire quoi.  Sur le moment, ça n'avait pas trop d'importance.

Quant à la mémoire, elle joue des tours: pour quelques bons instants passés , je garde un souvenir ému de tout mon séjour, et les galères ont tendance à disparaître. Voilà un moment étrange, quand le vécu est encore présent à la mémoire, et que le souvenir vient se greffer par dessus, les deux cohabitant de manière assez contradictoire.

Un moment opportun pour se remémorer le passé tel qu'il devrait être, et pas tel que la mémoire a décidé de l'arranger.

Par exemple, je m'amuse de ce qu'il me reste de souvenirs de Nantes. HAHAHA.
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M
Assez d'accord avec la mémoire et son insuportable pouvoir de cristallisation. Et pourtant les souvenirs, à force, deviennent "poussièreux "je trouve. Et du cristal poussièreux ... il n'y a rien de plus mélancolique. J'ai tendance à préférer les souvenirs sensoriels aux souvenirs "rationnels". Tu sais quand tu sens un parfum dans l'air qui te remémore pas mais te recrée vraiment le passé.
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B
Allons pour la poussière!Je suis ben d'accord avec toi. Par contre, je ne fais pas trop la différence entre souvenirs rationnels et sensoriels: quand je me rappelle, je me rappelle, et les idées peuvent me revenir avec force, même longtemps après. J'imagine que le tout c'est d'en "profiter" dans l'instant où elles sont là, et de les laisser repartir?
C
C'est marrant quand tu dis que tu oublies les galères. Dans mon bla bla du samedi je voulais parler de la fin des histoires d'amour quand on s'envoie dans la tronche toutes les choses que l'on pense l'un de l'autre et qu'on oublie les belles choses... C'est vrai que moi chaque fois que je pars d'un pays, je n'en garde que le meilleur et les belles choses que j'ai y ai vécu. J'oublie aussi tout le reste ou du moins j'arrive à en sourire.
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B
C'est ça qui est bien!Pour les histoires d'amour, hm...il semblerait bien que d'abord on se souvienne des mauvais côtés, mais avec le temps ça n'a plus vraiment d'importance, du coup ça passe ;)Mais je n'oubli pas toujours les galères: j'ai quand même aussi un petit côté corse, bien qu je ne soutienne pas P... (bon ok, j'arrête lol)
M
Et tu reussis vraiment a rassembler (j'aime l'anglais recollect) les moments tels qu'ils etaient? Laisse-moi douter :) Ceci dit, c'est un bon excercice de distanciation.
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B
Ah non pas tels qu'ils étaient! Je te laisse donc douter. Seulement, comment dire, si je prends la somme des éléments dont je me souviens pour une période (ou au moins si j'essaie d'imaginer mon état d'esprit moyen, par exemple), et si je la compare avec l'impression globale de ladite période, il y a de flagrantes différences!Et c'est plutôt rigolo de voire une sorte de mauvaise foi à l'oeuvre!
@
Intéressant la façon dont tu distingues le vécu du souvenir, je n'y avais jamais songé...Sinon, Réponsatout a répondu à ta question sur les textes publiés sur Internet (et je vois que je commente avec le pseudo de l'autre blog, mais c'est pas grave, tu sais où me trouver)
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B
Merci Ray...je file voir. C'est d'ailleurs amusant, je ne me rappelais pas du tout t'avoir posé cette question! Comme quoi tu as commenté à pic ;)