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Actuellement a Taiwan, anciennement en Allemagne, j'ecris des textes qui vont avec des photos.

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Terrasse de café à la tombée de la nuit

The-Cafe-Terrace-on-the-Place-du-Forum-Arles-at-Night.jpg

[Exceptionnellement je mets une image qui n'est pas de moi, mais sinon on ne comprend rien au texte, et je n'ai pas de photo pertinente sur ce sujet]

Sur la place, la lumière commence d'apparaître, des guirlandes et des lampadaires perdus dans le feuillage, en douceur, constellent la chaleur qui tombe peu à peu. Les mouches de la nuit.
La lumière qui tombe peu à peu lutte encore contre l'artificielle; la lumière du jour qui tombe peu à peu baigne les objets alentours d'une bonté venue du ciel, lampadaires et lumignons n'éclairent qu'eux.
Dans les vases, les fleurs gorgées de chaleur s'affaissent, opulentes de parfum. Dans les vases, les fleurs gorgées de chaleur exhalent leurs parfums, fourbues, elles inclinent leur opulence parfumée; la brise venue de la mer pénètre leur coeur en silence.

Le bois qui les entoure rassure les convives attardés. Des rambardes minérales prolongent des troncs tortueux.

Le café règne dans une épaisseur de fin de printemps; par la brise venue de la mer, la chaleur se fait douce. L'air est encore, malgré l'heure avancée, clair. Le Nord seul saît produire ces crépuscules en forme de suspension. Chacun, discrètement, retient un fragment de  sa pensée pour la nuit qui n'en finit pas d'arriver. Les lourdes odeurs persistent dans l'atmosphère bien après la tombée du soleil. Ce sont les fantômes du jour, et leurs cadavres brûlent dans l'air, rappelent les uns à leurs succès, les autres aux épreuves qu'ils viennent fuir.

Il me semble que tous attendent la nuit, le repos du jour, l'oubli sans heurt de la façade qui nous habille sous la lumière. Les gestes, dans l'obscurité, commencent à s'affranchir, les corps se rapprochent, éventuellement. La nuit, peut-être, le mouvement se fait plus visible, car les masses, les surfaces, disparaissent (n'étant plus absorbées).

Des sourires surpris, entre les plantes, sous le bois noir (le bois noir boit  les déboires), le local hésite entre son espace limité, sombre, abrité, et la place où il s'étend sous les arbres, autour des lumières. La première bougie répand d'invisibles vapeurs sour l'assiette où reste, négligé, un piment vert acide et épicé.

Pendant ce temps, je pense:
Qui offre toute son âme sur son visage sans rien conserver en échange qui dit tout et demande du temps.
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M
L'un des tableaux que je peux contempler beatement pendant des heures accompagne d'un de tes meilleurs textes a mon gout...qu'ajouter au menu ?
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B
Oui, ce sont les limites du blog: ce texte se rapproche d'un vrai, alors que les autres sont toujours écrits en vitesse!
C
Ce soir c'est Benoît le poète doué que je croise... Douceur et un brin de nostalgie... C'est bon quelquefois de se laisser bercer par des mots...Bonne soirée !!!
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B
ce n'est pas moi...juste mon état d'esprit actuel! Mais merci pour lui :)
N
Je suis un peu sonnée,j'avoue que je suis incapable d'exprimer  l'impression que me fait ton texte .Quand à la photo du tableau,ne t'excuse pas ;il fait corps avec ton poème....il lui donne la lumière ;tu vois, je suis allée m'asseoir sur cette terrasse pour écouter tes mots  et ce sera mon grand artifice (sic) du 14 juillet !quand on a peu ,on savoure ces instants; merci!(je n'aurais pas dû mettre benoit et ses photos,mais le poète !
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B
Merci! il faut biend es choses À savourer pour le 14 juillet...